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Économie

Tennessee : 3,9 millions $ de dommages punitifs confirmés contre Weitz pour avoir trompé son sous-traitant plâtrier

La cour d'appel du Tennessee a confirmé le 28 octobre une condamnation à 3,9 millions $ de dommages punitifs contre l'entreprise générale The Weitz Company, jugeant qu'une renonciation générale aux dommages dans son contrat de sous-traitance ne la protège pas du verdict du jury selon lequel elle a trompé son sous-traitant en plaques de plâtre, Commercial Painting Company.

Le litige remonte à décembre 2004, quand Commercial Painting a décroché le lot plaques de plâtre d'une résidence pour personnes âgées de plusieurs bâtiments dans le comté de Shelby pour 3 222 400 $, montant porté à 3 315 189 $ par avenants. Weitz a réglé 12 des 17 situations de travaux. Commercial Painting a porté plainte en 2006, et en octobre 2018 un jury a reconnu Weitz responsable de déclarations mensongères intentionnelles. La condamnation de 8 359 863,83 $ comprenait 1 272 952,46 $ de dommages compensatoires, 3,9 millions $ de dommages punitifs, des intérêts et des frais d'avocat, selon l'arrêt.

Le juge de première instance a établi qu'avant la signature du sous-traité, Weitz savait que le chantier avait huit mois de retard et prévoyait de comprimer le planning et de faire intervenir d'autres équipes sur les plaques de plâtre, sans rien en dire au sous-traitant. Weitz a ensuite menti sur la durée d'une prolongation obtenue du maître d'ouvrage tout en imposant un planning destiné à toucher une prime de livraison anticipée de 8 597 $ par jour, sur 45 jours au plus. Elle a aussi facturé à Commercial Painting des reprises causées par d'autres corps d'état et un niveau de finition supérieur à celui du contrat, et a retenu plus d'un demi-million de dollars.

Weitz soutenait que l'article 11.6 du sous-traité, qui exclut les dommages indirects, spéciaux et consécutifs, faisait obstacle aux dommages punitifs. Au nom d'une formation de trois juges, le juge Jeffrey Usman a écrit que la clause ne mentionne ni la fraude ni les déclarations mensongères et limite les recours contractuels, de sorte qu'elle ne couvre pas les dommages délictuels. La cour a ajouté que les parties ne peuvent limiter les dommages pour fraude que par une clause explicite.

C'était la cinquième fois que l'affaire arrivait devant la cour d'appel. La Cour suprême du Tennessee avait jugé en 2023 que la doctrine de la perte purement économique n'empêchait pas l'action pour fraude, puis avait renvoyé la question de la renonciation. La cour a mis les frais d'appel à la charge de Weitz et renvoyé l'affaire devant la Chancery Court du comté de Shelby.

Pourquoi c’est important : Relisez la clause de renonciation aux dommages de votre prochain sous-traité. Une exclusion générale des dommages consécutifs n'a pas protégé une entreprise générale qui a trompé son sous-traitant, et les sous-traitants doivent conserver chaque planning et chaque avis de prolongation reçus.

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