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vendredi 30 octobre
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Ratés et scandalesUK

Une architecte condamnée à 2 500 livres d'amende pour avoir réceptionné une extension londonienne dont le toit a inondé la maison

L'Architects Registration Board (ARB), le régulateur des architectes au Royaume-Uni, a infligé à Melanie Schubert, associée du cabinet londonien SAM Architects, l'amende maximale de 2 500 livres pour des plans insuffisants et pour avoir certifié l'achèvement d'une extension sans inspecter correctement le toit. Les fuites par la toiture, l'évacuation des eaux et les fenêtres ont rendu la maison inhabitable.

Le comité de conduite professionnelle de l'ARB l'a jugée coupable de conduite professionnelle inacceptable à l'issue d'une audience tenue du 19 au 23 octobre, selon la décision publiée. Le chantier portait sur une extension arrière et la rénovation d'une maison victorienne jumelée à deux niveaux, sous contrat JCT Minor Works, avec SAM comme architecte et administrateur du contrat. Les propriétaires ont emménagé le 16 janvier 2021. De graves défauts sont apparus sur la toiture, l'évacuation des eaux et les fenêtres, et les réparations menées par l'entreprise entre juin et novembre 2021 n'y ont rien changé.

Melanie Schubert a reconnu que les plans étaient insuffisants et qu'elle n'avait pas inspecté le toit de l'extension avant sa fermeture. Le comité a estimé que ses plans de toiture étaient très en deçà du nécessaire et ont contribué aux fuites. Il a reconnu que certains plans intérieurs étaient de grande qualité. L'expert de l'ARB a déclaré que la toiture avait été réalisée bien en dessous d'un niveau d'étanchéité acceptable et qu'une inspection sérieuse aurait probablement révélé le problème. Le comité a aussi constaté qu'elle n'avait émis ni ordre de modification pour les changements de conception ni certificat de paiement intermédiaire, si bien qu'il n'existait aucune trace formelle des travaux faits et des paiements.

Elle a été blanchie du grief le plus grave. En décembre 2021, sous la pression des avocats de l'entreprise et d'un conseiller qu'elle croyait être l'avocat du propriétaire, elle a certifié l'achèvement pratique avec effet rétroactif au 6 juin. L'ARB soutenait qu'elle savait les travaux inachevés. Le comité a jugé ce point non prouvé et écarté la malhonnêteté. Il a retenu qu'elle avait consulté son assureur de responsabilité professionnelle et que c'était seulement sa deuxième mission d'administratrice de contrat.

Le comité a fixé l'amende au plafond de 2 500 livres pour signifier que les manquements frôlaient la suspension, indique la décision. Elle doit payer avant le 30 novembre.

Pourquoi c’est important : Un certificat d'achèvement porte le nom de l'administrateur du contrat, que quelqu'un ait inspecté les travaux ou non. Les entreprises sous contrat JCT doivent s'attendre à un ordre écrit pour chaque modification et à un certificat pour chaque paiement, et les réclamer quand ils manquent.

Sources

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