Des étincelles de soudure enflamment l'isolant en mousse d'un toit, quatre ouvriers s'échappent par une seule échelle
L'entreprise britannique de plomberie C Watkins Plumbing a été condamnée à 20 000 livres d'amende et 8 270 livres de frais après que des étincelles de soudure ont enflammé un isolant en mousse rigide laissé à nu sur le toit d'un immeuble de 14 étages en construction à Staines-upon-Thames, forçant quatre ouvriers à fuir par une unique trémie.
Les quatre hommes, sous-traitants placés sous l'autorité de C Watkins Plumbing Limited, installaient en 2024 une pompe à chaleur aérothermique sur le toit du programme Old Telephone Exchange, selon le Health and Safety Executive (HSE), l'autorité britannique de la sécurité au travail. Des étincelles de soudure sont tombées sur des panneaux de mousse rigide non protégés posés sur toute la toiture. Le feu a gagné l'ensemble du toit et n'a cessé qu'une fois la mousse consumée. Un inspecteur du HSE qui se trouvait à proximité a photographié l'immeuble en feu.
Le toit n'avait qu'une issue : une trémie dans la dalle et une échelle descendant au 14e niveau. Il n'y avait sur le toit ni extincteur ni moyen de donner l'alerte, selon le HSE. L'inspectrice Stephanie Hickford-Smith estime que les hommes ont eu de la chance et qu'un départ de feu plus proche de l'issue aurait pu tourner tout autrement.
Le HSE a établi que l'entreprise n'avait ni évalué les risques, ni rédigé de mode opératoire, ni délivré de permis de feu pour la soudure, alors que ses propres procédures l'exigeaient. C Watkins Plumbing, basée à Ramsgate, dans le Kent, a plaidé coupable d'infraction au règlement 15(2) des Construction (Design and Management) Regulations 2015 et a été condamnée le 29 octobre par le tribunal de première instance de Staines. Le guide HSG168 du HSE demande que l'évaluation des risques repère les travaux où le feu se propage vite et où l'évacuation est difficile.
Les règles américaines couvrent le même risque. La norme construction de l'OSHA, 29 CFR 1926.352, impose des extincteurs ou autres moyens de lutte contre l'incendie prêts sur la zone de travail et une surveillance incendie dédiée pendant et après les travaux par point chaud lorsque les précautions ordinaires ne suffisent pas. L'édition 2019 de la NFPA 51B, la norme sur les travaux par point chaud que le Massachusetts a intégrée à son code de prévention incendie en 2022, porte cette surveillance à au moins une heure après la fin des travaux, selon le cabinet de protection incendie Code Red Consultants.
Pourquoi c’est important : Une mousse isolante à nu sur un toit est un combustible. Avant de monter un chalumeau ou un poste à souder, retirez ou couvrez ce qui peut brûler, délivrez un permis de feu écrit, placez des extincteurs, désignez une personne chargée de la surveillance incendie et vérifiez que l'équipe dispose d'une deuxième voie de descente.
Sources
- PICTURED: Aftermath of apartment roof blaze workers ‘lucky to escape’ fromHSE Media Centre, 30 oct.