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dimanche 8 novembre
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Autoconstruction

Ohio : une propriétaire doit payer 45 806 dollars pour des fondations avec reprises de bétonnage et nids de cailloux

Une cour d'appel de l'Ohio a confirmé le 5 novembre qu'une propriétaire du comté de Fairfield doit 45 806,42 dollars à Sam's Excavating Unlimited pour des semelles et des murs de sous-sol présentant des reprises de bétonnage et des nids de cailloux. Les experts jugent ces défauts esthétiques, et sa maison est déjà bâtie sur ces fondations.

La cour d'appel du 5e district de l'Ohio a confirmé le 5 novembre le jugement du comté de Fairfield qui oblige la propriétaire Ashley Smith à verser 45 806,42 dollars à Sam's Excavating Unlimited pour les semelles et les murs de sous-sol coulés par l'entreprise en décembre 2021. Le montant correspond au devis de 46 424,08 dollars, moins 617,66 dollars pour le gravier prélevé sur le terrain de Mme Smith.

Mme Smith a constaté les reprises de bétonnage et les nids de cailloux en examinant les murs le 1er janvier 2022. L'entreprise l'a assignée en février 2023 pour être payée. Un magistrat a rejeté la demande pour rupture de contrat, mais lui a accordé la somme au titre de l'enrichissement sans cause, Mme Smith ayant laissé les travaux se poursuivre avant de bâtir sa maison sur ces fondations. Elle soutenait que les murs ne valaient rien parce que le mélange contenait du chlorure de calcium, qu'elle dit avoir demandé d'exclure, et produisait une facture du fournisseur mentionnant un béton pour murs avec chlorure de calcium.

La formation de trois juges, dans un arrêt rédigé par le juge Kevin W. Popham, n'a vu aucune raison de revenir là-dessus. Les trois experts qui ont examiné les murs s'accordent à dire que reprises de bétonnage et nids de cailloux ne sont pas des défauts structurels, selon l'arrêt. L'un attribue les nids de cailloux à l'arrivée d'une nouvelle toupie et les reprises aux arrêts et redémarrages de la pompe ; un autre estime qu'une étanchéité ordinaire devrait les fermer. L'homme qui a commandé le béton a déclaré avoir demandé au fournisseur un mélange sans chlorure, et la cour a jugé que le premier juge pouvait le croire plutôt que la facture. Même si du chlorure de calcium avait été utilisé, Mme Smith devait le relier à un dommage réel, ce qu'elle n'a pas fait, écrit la cour.

Sa demande reconventionnelle fondée sur la garantie implicite a aussi échoué, faute d'avoir chiffré la moindre réparation. L'arrêt relève que l'étanchéité et le remblai ne figuraient pas dans le devis choisi pour elle par son grand-père, et qu'elle a bâti la maison sans payer quiconque pour refaire les murs.

Pourquoi c’est important : Dans l'Ohio, les tribunaux exigent la preuve d'un dommage structurel et d'un coût de réparation avant qu'un maître d'ouvrage puisse retenir un paiement pour des défauts visibles du béton. Les entreprises doivent garder bons de livraison et relevés de coulage ; les propriétaires, obtenir un rapport d'ingénieur avant de refuser de payer.

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