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Un fournisseur du métro à qui l'on doit ₹45 crore dit qu'un « facilitateur » a pris ₹3,12 crore contre de faux chèques

Un entrepreneur d'Ahmedabad dont les 23 sociétés ont fourni sable, gravier et pierre au métro de la ville affirme qu'un homme se disant introduit dans les ministères lui a pris ₹3,12 crore pour accélérer le règlement d'environ ₹45 crore d'impayés. La police de Delhi a arrêté cet homme le 1er octobre, et les enquêteurs disent que ses documents étaient faux.

Viaduc du métro d'Ahmedabad en construction près de Sabarmati Tollnaka en août 2018, avec barrières et zone de chantier boueuse
Photo: Nizil Shah / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Selon GSTV, l'entrepreneur a rencontré cet homme en 2017 alors qu'il cherchait à se faire payer le sable, le gravier, la pierre et la poussière de pierre livrés au chantier du métro d'Ahmedabad. Le titre de GSTV indique que la dette attendait depuis 13 ans. L'homme se disait en relation avec des ministères à Delhi, a d'abord réclamé une commission de ₹1,20 crore puis, au fil du temps, a obtenu ₹3,12 crore sous divers prétextes, selon l'article.

Pour que l'entrepreneur continue de payer, il aurait produit une lettre de 2025, censée venir du ministère du Développement urbain, approuvant le paiement de ₹45 crore, ainsi que 23 chèques du Trésor public et un reçu de la State Bank of India destiné à montrer que l'argent quittait le compte du ministère. Les enquêteurs ont établi que tout était faux, rapporte GSTV. La plainte indique aussi qu'il a collecté de l'argent pour soudoyer un secrétaire du ministère, pour obtenir un quitus de l'Enforcement Directorate (ED) et pour payer des hôtels cinq étoiles et des billets d'avion, et qu'il a pris quatre lingots d'or présentés comme des cadeaux pour des responsables politiques.

La brigade des délits économiques de la police de Delhi l'a arrêté le 1er octobre dans un train en gare de Borivali, à Mumbai, après avoir suivi ses déplacements à travers le Gujarat, selon l'agence PTI reprise par ThePrint. Un tribunal de Patiala House a accordé quatre jours de garde à vue à la police. Il est aussi mis en cause dans une affaire de 2022 portant sur de fausses lettres d'autorisation pour des paiements de ₹7,62 crore et ₹11 crore, jamais versés. La police dit vérifier son rôle dans deux autres affaires de faux à Mumbai. Ces accusations n'ont pas été examinées par un tribunal.

GSTV ne précise pas quel organisme doit les ₹45 crore ni pourquoi les factures sont restées impayées.

Pourquoi c’est important : Les marchés publics impayés depuis des années attirent les intermédiaires. Toute lettre ou tout chèque promettant le déblocage de fonds publics peut être vérifié directement auprès du service ou de la banque émetteurs avant de verser davantage.

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