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mercredi 4 novembre
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Ratés et scandales

L'entrepreneuse qui avait embauché la fille du patron des constructions scolaires du Connecticut évite la prison

Un juge fédéral de Bridgeport a condamné mercredi Antonietta DiBenedetto Roy, propriétaire de Construction Advocacy Professionals, à deux ans de mise à l'épreuve pour entente en vue de corrompre Konstantinos Diamantis, ancien responsable du programme de construction scolaire du Connecticut.

Roy a plaidé coupable d'entente en vue de commettre un acte de corruption, un chef passible de cinq ans de prison. Les lignes directrices fédérales prévoyaient de deux ans à deux ans et demi, selon CT Mirror. Le juge de district Stefan Underhill a préféré une mise à l'épreuve assortie d'un couvre-feu pendant les six premiers mois. Selon le Hartford Courant, elle devra aussi effectuer 50 heures de travaux d'intérêt général.

L'accusation comme la défense ont demandé la clémence. Roy a été la première accusée à coopérer, et les procureurs ont déclaré au tribunal que les chefs liés à son entreprise auraient été difficiles à prouver sans ses documents et son témoignage. D'après les pièces de l'accusation décrites par le Courant, elle a versé au total 26 457,92 dollars à Diamantis, en grande partie à sa fille sur ses instructions, et a embauché cette fille à un taux que les procureurs ont jugé gonflé. En échange, il orientait vers sa société des chantiers scolaires à Tolland, New Britain et Hartford. Son avocat, Craig Raabe, a indiqué que l'entreprise avait depuis perdu des clients et des contrats.

Diamantis contrôlait un fonds public de 10 milliards de dollars consacré à la construction d'écoles, selon le Courant. Un jury l'a reconnu coupable de 21 chefs fédéraux l'an dernier. Il s'est enfui en Grèce avant le prononcé de sa peine, et Underhill l'a condamné par défaut à sept ans de prison. Mercredi, le juge a imputé le système à Diamantis et a dit à Roy qu'il était regrettable qu'elle n'ait bien agi qu'après avoir mal agi.

Deux entrepreneurs en maçonnerie qui ont eux aussi témoigné contre Diamantis, John Duffy et Sal Monarca, doivent connaître leur peine plus tard ce mois-ci.

Pourquoi c’est important : Les procureurs ont compté l'emploi offert à la fille du responsable comme une partie du pot-de-vin. L'entrepreneuse qui a coopéré la première échappe à la prison, mais son entreprise a perdu des clients, et deux maçons attendent leur peine ce mois-ci.

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