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mercredi 28 octobre
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Thames Water retient neuf équipes d'entreprises pour un accord-cadre de 4 milliards de livres

Thames Water a retenu neuf équipes d'entreprises, 12 sociétés au total, pour un accord-cadre de grands projets estimé à 4 milliards de livres hors TVA, consacré aux stations de traitement et aux canalisations de Londres et du sud-est de l'Angleterre. Il court jusqu'en mars 2030, avec des options de prolongation jusqu'en 2035.

Sept places reviennent à des entreprises seules : BAM Nuttall, Barhale, Costain, J. Murphy & Sons, Galliford Try, Kier et Mott MacDonald Bentley, rapporte Smart Water Magazine. Les deux autres vont à des groupements. Taylor Woodrow fait équipe avec le groupe d'ingénierie américain Amentum, et Ferrovial Construction partage une place avec le bureau d'études Binnies et Cadagua, la société de traitement de l'eau du groupe Ferrovial basée à Bilbao. TVA comprise, la valeur estimée de l'accord atteint 4,8 milliards de livres.

Une place au panel ne garantit aucun volume. Chaque chantier sera attribué par un contrat distinct couvrant les services de préconstruction, l'ingénierie et les travaux, et chacun doit être approuvé, selon l'avis d'attribution. Thames Water avait chiffré la première vague à 840 millions de livres en lançant la consultation du marché en juillet 2025 : 10 projets sur neuf sites. Sept sont des stations d'épuration, dont Beckton et Crossness, dans l'est de Londres. Sur les deux autres, les usines d'eau potable d'Ashford et de Hampton, les projets ajoutent un traitement aux ultraviolets. Viendront ensuite de nouvelles canalisations, des stations de pompage et la modernisation d'usines, selon Construction Enquirer.

L'appel d'offres plafonnait le panel à huit fournisseurs, et Thames Water n'a pas expliqué la neuvième place. La qualité comptait pour 60 % de la note et le prix pour 40 %. Le délai de suspension avant signature expire le 3 novembre et la signature est prévue le 4 novembre. Si Thames Water est informée d'un recours en justice d'ici là, la signature est suspendue d'office.

Ces attributions tombent alors que l'entreprise reconstruit ses finances. Le 16 octobre, Thames Water a signé un accord de soutien avec des créanciers détenant plus de 60 % de sa dette de classe B. Selon le plan, cette dette d'environ 1 milliard de livres serait effacée en échange d'actions offrant aux créanciers un recouvrement d'environ 5,9 %, a indiqué l'entreprise. La proposition de recapitalisation émane du consortium London & Valley Water, qui estime qu'il faut au moins 10 milliards de livres d'investissements privés engagés. Thames Water affirme ne pas avoir décidé d'accepter cette proposition.

Pourquoi c’est important : On voit ici comment un distributeur d'eau en difficulté financière achète de gros travaux de traitement : accords-cadres longs, notation qui privilégie la qualité et aucun volume garanti. Un groupe d'ingénierie américain a obtenu une place en s'associant à un constructeur britannique, une voie ouverte aux entreprises des États-Unis qui cherchent des marchés à l'étranger.

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