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mercredi 28 octobre
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Ratés et scandalesIndia

En Inde, une ville enquête sur des factures de routes jamais construites, appuyées par des photos créées par IA

Des entrepreneurs de Gandhinagar, capitale de l'État indien du Gujarat, auraient facturé à la ville des routes, des abris et des clôtures jamais construits, à l'aide de photos générées par intelligence artificielle et de certificats de contrôle falsifiés, rapporte Gujarat Samachar. Les travaux sont évalués entre 70 et 80 lakhs de roupies.

L'affaire concerne le quartier n° 11, le plus grand de la Corporation municipale de Gandhinagar, où la ville a passé des bons de commande à prix unitaires pour des abris, des pavés, des clôtures grillagées et des voies internes. Pour être payé, l'entrepreneur doit fournir des photos des travaux terminés et un certificat d'un bureau indépendant de gestion de projet (PMC) mandaté par la corporation. Une enquête ordonnée par le commissaire municipal a établi que les routes et les abris figurant dans ces dossiers n'avaient pas été construits, selon le journal.

D'après les enquêteurs, les photos ont été fabriquées par intelligence artificielle et non prises sur le chantier. Contacté, le PMC a déclaré ne pas avoir délivré les certificats joints aux factures, et les enquêteurs affirment qu'ils ont eux aussi été produits avec l'IA. Selon l'article, l'entrepreneur principal, Samir Construction Agency, avait sous-traité environ 70 à 80 lakhs de roupies de travaux (7 à 8 millions de roupies, moins de 100 000 dollars) à un ancien employé externalisé du service technique de la ville.

Pendant l'enquête, le commissaire a muté des ingénieurs dans tout le service, et l'ingénieur municipal adjoint qui dirigeait ce service est cité dans le dossier, indique le journal. Ces mutations sont une mesure provisoire, et des procédures disciplinaires ou d'autres mesures pourraient suivre. Les enquêteurs doivent encore déterminer qui a fabriqué et déposé les documents et si la ville a versé de l'argent pour ces travaux.

Pourquoi c’est important : Une situation de travaux appuyée seulement par des photos et le cachet d'un bureau de contrôle peut désormais être falsifiée de bout en bout. Maîtres d'ouvrage et entreprises générales doivent vérifier l'avancement sur place ou avec des images horodatées et géolocalisées, et confirmer les certificats auprès de la société censée les avoir délivrés.

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