Dix jours après l'effondrement d'une tour à Nairobi, les secours dégagent les derniers décombres, 11 personnes toujours disparues
Les secouristes présents sur le site de l'immeuble de 18 étages effondré le 23 octobre dans le quartier d'Eastleigh, à Nairobi, attaquaient le 1er novembre les derniers 10 % des décombres, sous lesquels se trouveraient 11 personnes, selon Citizen Digital.
Deux pelles mécaniques supplémentaires sont arrivées ce week-end sur le site de Ninth Street, et trois engins travaillaient sur l'amas, conduits par des opérateurs des Forces de défense du Kenya et du Service national de la jeunesse, rapporte Citizen Digital. Les autorités ont dit aux familles qui attendent sur place que les recherches pourraient s'achever dans la journée, même si la chaîne précise qu'elles pourraient durer plus longtemps.
Le bilan a changé depuis la semaine dernière. L'Associated Press faisait état de 16 disparus le 30 octobre, jour où les secours ont dégagé le premier corps, celui d'une femme. Citizen parle désormais de 11 et indique que la Croix-Rouge kényane a confirmé que quatre personnes auparavant portées disparues ont retrouvé leurs proches. Quatre personnes avaient été sorties vivantes au 24 octobre, selon l'AP, et des responsables ont indiqué qu'un équipement d'imagerie thermique apporté par une équipe chinoise avait détecté deux personnes sous les gravats la semaine dernière. Les enquêteurs tentent toujours de localiser le téléphone d'une femme disparue, qui aurait sonné samedi.
Le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, a déclaré que la tour n'avait pas les autorisations de construire. Des boutiques achevées au rez-de-chaussée et au sous-sol étaient déjà louées, ce qu'il a qualifié d'illégal, car la réglementation exige une inspection et un certificat d'occupation avant toute occupation d'un bâtiment, selon l'AP.
Le député de Kamukunji, Yusuf Hassan, a dit à Citizen que l'opération traîne beaucoup trop et révèle un problème grave qu'il faudra examiner et sur lequel il faudra enquêter. Les commerçants proches du cordon disent que leurs boutiques sont fermées depuis dix jours, en pleine fin de mois, avec loyers et salaires à payer.
Pourquoi c’est important : Selon le gouverneur de Nairobi, la tour n'avait pas d'autorisation de construire et les boutiques des étages inférieurs ont été louées avant toute inspection ou certificat d'occupation. Reste à voir qui les enquêtes tiendront pour responsable.
Sources
- First body retrieved from Kenyan collapsed building after weeklong searchKIRO 7 (Associated Press), 30 oct.
- Eastleigh rescue mission enters day 10 with 11 people believed to be trappedCitizen Digital, 1 nov.